Accueil du siteA la une Actu santé Débats Dossiers Environnement Grippe A H1N1 Handicap Médicaments Monde Nutrition Santé Contact
Accueil du site > Santé
Grèves des médecins : la Santé dans l’impasse

jeudi 11 février 2010

Le Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP) et le Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) ont, comme prévu, organisé hier un sit-in devant le ministère de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière pour « exiger de la tutelle » la satisfaction de leurs revendications. De nombreux médecins étaient présents. Devant un dispositif important des forces de l’ordre, les grévistes ont été contraints de rester sur place, au niveau de la placette faisant face au siège du ministère. Des cartes rouges à la main, les médecins et les spécialistes ont scandé haut et fort leur colère.

Accusant les pouvoirs publics « de choisir la fuite en avant » et « de faire la sourde oreille », au lieu d’affronter les problèmes que posent les praticiens, les premiers responsables des syndicats, Lyes Merabet et Mohamed Youcefi, présidents du SNPSP et SNPSSP, ont fait savoir que « leur grève continuera et ils ne sont pas prêts à faire marche arrière. Les deux syndicalistes ont fait savoir également qu’ils observeront, la semaine prochaine, un sit-in devant le Palais du gouvernement et un autre devant la présidence de la République, le 24 février. Dépités et déçus par l’attitude du ministère, les grévistes n’ont été reçus, à ce jour, par aucun responsable de la santé. Plus grave, estiment les syndicats, le ministère « préfère verser dans la manipulation et l’amalgame pour casser notre mouvement ».

Un syndicaliste expliquera que le ministère s’appuie sur des syndicats non représentatifs qu’il utilise en guise de partenaire, faisant allusion au syndicat national des médecins généralistes (SNMG) dont la représentativité est nulle dans le milieu médical, soutient-on. M.Merabet fait remarquer avec regret que « l’ébullition dans la fonction publique provient en grande partie de ce genre de pratiques, qui privilégient de négocier avec des syndicats de service que de discuter ou négocier avec les véritables syndicats ». Les grévistes dénoncent également que des voix s’élèvent pour tromper l’opinion en lui faisant croire que les grévistes refusent d’assurer le service minimum. « A aucun moment les grévistes n’ont failli à leur devoir notamment sur ce point », précisent les grévistes. « Le citoyen doit comprendre que la santé est en danger et il est de notre devoir de sauver le secteur », ont-ils déclaré, ajoutant qu’eux-mêmes sont « des citoyens qui ont réfuté de choisir le secteur privé ».

A l‘ouest du pays, les deux syndicats ont organisé deux sit-in respectivement devant les DSP d’Oran et Sidi Bel-Abbès, une ville devenue un des foyers de la protestation des blouses blanches. Si, à Oran, le nombre de grévistes, banderoles à la main, ne dépassait pas la cinquantaine, dans la capitale de la Mekerra, ils étaient plus de 350, malgré les pluies torrentielles, selon le responsable régional du SNPSP, le Dr Bouhafadi. Ce dernier a relevé que pour la première fois, des associations de malades se sont joints aux grévistes pour exprimer leur solidarité, arguant que les intérêts des uns et des autres sont indissociables. Les grévistes ont voulu marcher sur la wilaya, mais les forces de l’ordre les ont empêchés et sont restés sur place, puis se sont dispersés. Le responsable syndical s’est également interrogé sur le mutisme de la tutelle qui ne signifierait que l’absence de son pouvoir de décision, alors que les répercussions de la grève ne sont pas à écarter dans le fonctionnement même du système national de santé qui connaît par essence plusieurs carences. A Oran, plusieurs grévistes ont soulevé, en plus du statut, qualifié d’insulte à leurs rangs, les conditions de travail dans lesquelles ils exercent leurs professions, en dépit des sommes colossales dépensées pour le secteur.

A Constantine, le méga sit-in prévu hier n’a pu quitter l’enceinte du centre hospitalier universitaire et les médecins grévistes n’ont pu se rendre jusqu’au cabinet du wali où un autre sit-in était prévu ». Vers 11h du matin, ils se sont contentés de descendre vers le grand portail de l’hôpital où le Dr Belkhalfa, coordinateur de l’intersyndicale au niveau de la wilaya, a lu un texte appelant le ministère de la Santé à répondre à la plateforme des revendications présentée par les deux corporations. En tout, la manifestation n’aura duré que 45 minutes au plus, après quoi, les grévistes se sont dispersés. Dr Bouchagour, membre du SNPSSP, indique que 200 à 300 médecins ont assisté au sit-in, malgré le mauvais temps, dira-t-il. Ce praticien spécialiste ajoute que « le mouvement de grève tend désormais vers le pourrissement ».

Salah C., A. Mallem et S. E. K.

Suivez Santé Plus France sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter



modération à priori

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Lien hypertexte (optionnel)

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d'informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)
  • [Se connecter]

AUDIO ET VIDEO
Vidéos
Pass contraception en Ile-de-France
Vidéos
Lancement d’un plan en faveur des personnes sourdes ou malentendantes
Vidéos
Prothèses mammaires défectueuse : 500 plaintes déposées
Vidéos
Campagne contraception : la vidéo qui fait accoucher les garçons
Vidéos
Les 26 directeurs des ARS et leurs équipes
Vidéos
Des chiens et chats obèses : un phénomène inquiétant ?
 
 
 


| | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0
A la une  | Actu santé  | Débats  | Dossiers  | Environnement  | Grippe A H1N1  | Handicap  | Médicaments  | Monde  | Nutrition  | Santé  | 

Visiteurs connectés : 10